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01.04.2008

Raphael Vian

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Bonjour à tous, je m’appelle Raphaël, j’ai 21 ans et je suis accessoirement à l’origine du projet Kamtchatka 2008. Tout a commencé en intégrant l’association du Raid ISC l’année dernière. J’ai travaillé pendant un an sur une expédition à Madagascar qui consistait à effectuer quelques 3000 km de VTT tout autour de l’île. C’est Parallèlement à cette aventure que mon projet a vu le jour. En effet, je pratique la pêche à la mouche depuis l’age de 10 ans dans les grandes rivières des alpes du sud et très vite je me suis intéressé aux endroits les plus isolés que pouvait m’offrir la région. Ainsi, si je passais mes journées sur les sentiers abruptes des gorges du Verdon et des montagnes de l’Ubaye, mes soirées étaient consacrées à l’étude des cartes d’Etat Major. Un soir, rêvassant sur un planisphère du monde, je me suis mis à répertorier les lieus encore préservés pour pouvoir pratiquer ma passion. Et c’est presque naturellement que j’ai découvert le Kamtchatka. Cette terre à l’autre bout du monde, dont personne n’était vraiment capable de me parler, ce nom tout en « a » imprononçable, m’a tout de suite fasciné. Je me suis alors renseigné sur ce que renfermait ce territoire. Les chiffres m’ont laissé pantois ; la presqu’île est en effet la plus forte densité de saumons, d’ours, de loups, de volcans et de volcans en activité au monde, alors que la densité humaine est l’une des plus faible de la planète à égalité avec le Sahara (0,2 hab/km²). Depuis presque deux ans maintenant grâce au soutient de l’association le projet à été monté de A à Z. Il a en effet fallu tout imaginer, tout penser. Le fait de partir sur les traces de l’un des plus illustres aventuriers du XVIIIe siècle, j’ai nommé S. Krachénninichov ainsi que la volonté de vivre à la manière des premiers explorateurs en ne nous nourrissant que du produit de notre pêche et de notre chasse…l’âme même de notre projet.
Ce projet peut vous sembler un peu fou, et pourtant la seule chose qui m’inquiète, c’est le facteur humain. Ce qui est sur c’est que quelle que soit la conclusion de cette aventure j’aurais d’ores et déjà beaucoup appris et, à en croire ce que disait Lamartine « nul n’est plus riche que l’homme qui a beaucoup voyagé et qui a changé 20 fois la forme de sa pensée » ce n’est que le début.

Commentaires

ouais Raph, fais nous rêver, mais gaffe à tes fesses avec les ours. Pis si les ours t'embetent, tu leur fera la gorgée du raid....
Allez vive le Raid Bordel !!!! et comme dirais un ami à moi Buvons à nos femmes, à nos chevaux et à ceux qui les montent !!!!
Bisous
Fredo

Ecrit par : Fredo | 05.04.2008